tribu 

une relecture de l'Histoire par l'intime, Création collective en milieu scolaire 2017-2020


Mise en scène Louise Hochet et Mathilde Monjanel
Installation plastique : Louise Hochet
Création sonore : Mathilde Monjanel
Musique originale : Denis Monjanel et Geoffroy Pithon

EN CE MOMENT EN RÉSIDENCE 
AVEC 16 ÉTUDIANTS EN MASTER 2 D'HISTOIRE À L'UNIVERSITÉ DE NANTES,
ET 50 ÉLÈVES DE 4ÈME AUX COLLÈGES DE CORDEMAIS (44) ET DE SAINT-SÉBASTIEN-SUR-LOIRE (44)



C’est la question de la transmission qui a donné naissance à ce travail,
la transmission d’une génération à une autre.
Qu’est ce que l’on porte avec soi ?
Qu’est ce que l’on connait de l’histoire, de notre famille, de ce pays ?
Comment on nous l’a raconté cette histoire là ?

Aujourd’hui nous avons trente ans, nos grands parents disparaissent,
avec eux les souvenirs d’une époque déjà lointaine, l’accès à un autre récit, l'envers de l'Histoire.
Nous nous emparons de ces histoires familiales pour construire un récit qui parle de ces vies dans le creux de l’Histoire, qui font et défont le monde qui nous entoure.


À quels endroits le politique détruit l’intime et comment peut-on reconstruire ce qui a été détruit ?
Comment dépasser ce qui nous empêche d’agir sur le monde ?
Comment retrouver l’autre, comment rester ancré dans le présent ?
Comment faire société, comment faire république, avec nos récits, nos mémoires, nos héritages parfois différents ?
   

Alexandra Badéa

« Rouvrir le champs des pensable c’est rouvrir le champs des possibles. En effet, (…) si l'Histoire a pu agir sur nous, c'est que nous pouvons aussi agir sur elle, elle ne nous est pas extérieure. » 

Scoop le pavé, Petite histoire - Grande histoire



Partir d'une plongée dans la vie de ceux qui nous ont précédé, 
les écouter dans un contexte intime, chargé de vie, de complexité, de souvenirs, 
faire remonter ces images, sentir ce que ça provoque en soi, ce que cela déplace, 
renforcer ce lien affectif intime pour l'offrir à l'autre, connu ou inconnu, 
passer de l'intime au collectif, de ces témoignages faire un récit commun, 
dessiner une mémoire collective, questionner la façon dont on écrit l'Histoire, 
donner la paroles aux oubliés des grands livres.


En 2018-19, nous proposions à une classe de 3ème du Collège Rosa Parks à Clisson (44), en complicité avec les enseignants d'Histoire, Français et Arts plastiques, d'enquêter sur la vie de leurs grands-parents. D'une classe de 30 élèves, 30 histoires intimes, témoins de notre histoire collective, de 1914 à aujourd'hui, se sont racontées : lettre de poilus, traditions berbères, ancêtres amérindiens, souvenirs de mai 68, droit à l'avortement...
Chacun s’est approprié son récit pour le transmettre à son tour. La recherche à été présentée à un public, sous la forme d’un spectacle mêlant sons, voix, musique et manipulations plastiques.
 
Nous repartons à la rentrée 2019 avec deux nouvelles classes de collégiens, et un groupe d'étudiants en master 2 d'Histoire à l'Université de Nantes, avec comme axes de recherche :
- les histoires d’amour des grand-parents, et à travers elles, la place de la femme dans la société,
- l'histoire des migrations et des déplacements de population,
- la filiation choisie, à l'intérieur ou non des familles.


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«Je m'intéresse à ce que j'ai appelé La petite mémoire, une mémoire affective, un savoir quotidien, le contraire de la grande mémoire préservée dans les livres. » 

Christian Boltanski


Dates à venir 

10 décembre 2019, au Pôle étudiant, Université de Nantes (44)
17 décembre 2019, au collège Paul Gauguin, Cordemais (44)
19 décembre 2019, au collège René Bernier, Saint-Sebastien-sur-Loire (44)
 pour plus d'informations, brumes@prontonmail.com
 

Dates passées

 9 Mai 2019, au Collège Rosa Parks, à Clisson (44)


Avec le soutien du Département de Loire Atlantique - Grandir avec la culture et l'Université de Nantes

"Écrire là vie. Non pas ma vie, ni sa vie, ni même une vie. La vie, avec ses contenus qui sont les mêmes pour tous mais que l'on éprouve de façon individuelle : le corps, l'éducation, l'appartenance et la condition sexuelle, la trajectoire sociale, l'existence des autres, la maladie, le deuil. Je n'ai pas cherché à m'écrire, à faire oeuvre de ma vie : je me suis servie d'elle, des évènements, généralement ordinaires, qui l'ont traversée, des situations et des sentiments qu'il m'a été donné de connaître, comme d'une matière à explorer pour saisir et mettre à jour quelque chose de l'ordre d'une vérité sensible."

Annie Ernaux, Écrire la vie.