poÏ poï

ÉCRITURE IN SITU, HABITAT ÉPHÉMÈRE
ouverture de café dans espace de croisements 

L’art est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art 

Le Café Poïpoï est une référence au Poïpoïdrome, l'oeuvre de l'architecte Joachim Pfeufer et de l'artiste, Robert Filliou, qui déclarait dans les années 70, L'art est ce qui rend la vie plus intéressante que l'art. Convaincues par cette maxime, nous appliquons le principe du Poïpoïdrome, un lieu définit dans lequel tout ce qui se passe devient objet de création, ce que Robert Filliou appelait : la création permanente. 

Ouvrir un lieu de création quotidien pour construire et rendre visible l'histoire collective d'un territoire, à travers les histoires intimes de chacun.

Ce lieu que nous créons de façon temporaire, est un café, ouvert chaque jour aux mêmes horaires, et qui propose une carte de boissons locales. Le public y passe, boit un verre au comptoir, s'attable, reste, se rencontre, écoute, regarde, se confie, s'habitue, comme dans un café classique. Mais ici, le café est tenu par 8 artistes, qui peignent, écrivent, enregistrent, brodent, mettent en scène, sérigraphient... Au fil des jours, ils invitent les habitués à faire avec eux et à remplir le café des histoires d'ici, comme on remplirait une page blanche. L'espace se transforme, de traces en traces de ce vécu partagé. Avant de partir, nous démontons la structure pour la ré-installer sur un plateau de théâtre. Nous avons mené cette expérience, en février et mars 2019, pendant un mois à l'Université de Nantes, aujourd'hui nous  souhaitons continuer à écrire cette histoire dans différents contextes ; quartiers, villages, espaces de croisements...

ici vous pouvez télécharger les différentes propositions : 

DOSSIER CAFÉ POÏ POÏ À L'UNIVERSITÉ

DOSSIER INTENTION CAFÉ POÏ POÏ 2019


« jour 3,

C'est la semaine des premières fois,
Premières rencontres,
Premiers regards échangés.
Premiers cafés. Premières tasses de thé parfumé.
On se dit vous, on se dit tu, on se demande nos prénoms.
Certains arrivent pour repartir. D'autres s'installent et ne bougerons plus.
Des anonymes nous ignorent. Des perdus nous cherchent encore.
Des curieux nous trouvent par hasard. Nous cherchons notre place.
A partir de quand devient-on un habitué ? »

café poÏ poÏ à l'université de nantes

// EN RÉSIDENCE DU 25 FÉVRIER AU 15 MARS, HALL TERTRE //

«  Nous occuperons les halls de l’Université. Nous y déploierons une structure, très simple au départ, presque vide. Nous inviterons les Universitains à venir la remplir. De leurs présences, de leurs mots, de leurs objets, de leur pinceaux. Nous en ferons un lieu de vie, convivial, joyeux et poétique, le café Poïpoï, un comptoir hyper local. » Extrait de la note d'intention du Café Poïpoï, septembre 2018

L'équipe Poïpoï défend une création artisanale ludique et conviviale. Le point de départ de cette résidence à l’université a été le café, comme lieu d’échanges et de détente, lieu de la pause, de l’échappée, lieu dans lequel on se raconte. Un lieu support à une fabrique d’archives, composée jours après jours, faite de rideaux brodés, d'affiches peintes, de sérigraphies, de créations sonores, de poèmes, enseignes, musiques, collection d’objets... Un lieu où inventer, avec les universitains, une façon d'habiter cet espace devenu commun.

Sur les murs de cette maison commune, nous avons dessiné pendant trois semaines des fragments de trajectoires d'habitués. Au fur et à mesure, les murs se sont chargés d'odeurs de café, de tampons à trous complétés, de phrases volées et assemblées, de scènettes brodées, de sons captés, de phrases peintes, de sérigraphies sur les tables, bancs et coussins, d'affiches peintes, de surfaces de couleurs…

café poÏ poï au plateau

// SUR LE PLATEAU DU TU-NANTES LE 4 AVRIL 2019 //

Le café est remonté sur un plateau de théâtre, la matière collectée s'y déroule, journal de bord sonore, musical et parlé, accroché, peint et suspendu, point final de l’histoire d'un café éphémère de création permanente. Pendant le spectacle, Coline sérigraphie, la machine de Louise brode, Geoffroy peint, Oriane dessine, Luc écrit les jours à la craie, Lucas assemble les chutes peintes, Simon lit, Mathilde envoie les sons montés… et puis ça parle au micro, ça joue, clarinette, basse, guitare, ordi, ça accroche.

avec

Luc De Fouquet (lecture, installations peintes, basse et guitare)
Louise Hochet (lecture et broderies)
Coline Huger (lecture et sérigraphies)
Lucas Meyer (lecture et installations peintes)
Mathilde Monjanel (lecture et sampler)
Geoffroy Pithon (lecture, peinture et guitare)
Oriane Poncet (peinture)
Simon Poulain (lecture, basse, clarinette et synthé)

direction artistique et coordination

Louise Hochet et Mathilde Monjanel

conception et construction mobilier et structure

Oriane Poncet et Timothée Raison

textes et poèmes

Simon Poulain

texte final

Mathilde Monjanel




réalisation sonore

Mathilde Monjanel

régie générale et régie lumière

Mathilde Lemoine

régie son

Marion Laroche

production 

Mobil Casbah


crédit photos
Christian Chauvet

et ça défile et ça déroule les journées et ça se pose ça s’arrête ici un peu pour voir pour souffler pour rire aussi pour boire un thé et ça brode ça brode ça brode et ça sérigraphie en série et ça peint ça peint ça peint ça écrit sur les murs et sur les tables et sur les chaises aussi bientôt et ça accroche le tissus partout ça s’étend comme ça sèche ça met les voiles et ça wax ici et ça wax encore, et ça wax partout et ça fait courir le crayon, ça attrape les morceaux de vie, ça les fait devenir poèmes et ça s’écrit sur la bande, ça s’inscrit dans le temps numérique, ça s’enregistre dans la tête, dans le creux du corps, 
ça vient habiter là oui habiter les journées habiter les interstices habiter le regard de l’autre et ça échappe et ça repart et ça continue encore en dehors et la fête est permanente. POÏ POÏ.